Clepsydre – Claire Guilvaillant

Une auteure active sur la plateforme que je me devais de lire ! (Un article sur sa dernière participation thriller arrive bientôt)

Le résumé :
Chaque vie est une clepsydre. L’eau s’écoule, déterminant le temps restant à chacun d’entre nous. Pour un nouveau né : 80 ans. Sur certains s’abat la sécheresse : 60 ans. Sur d’autres tombe la pluie : 100 ans. Seule la gravité demeure, imperturbable dans le processus de l’existence. Et si, pour quelques individus, elle s’inversait ? Leurs cellules retrouveraient-elles leur jeunesse d’antan ?

Pour le coup l’auteure n’aborde pas du tout le thème du futur dans la même veine que le reste du concours. N’ayant pas les clefs du hors thème, je ne peux dire si elle reste dans les clous. D’une manière philosophique oui.
Le temps est omniprésent. Sa plume est lyrique, fluide et agréable.

C’est une qualité qui peut aisément se retrouver dans un texte déjà édité. Très contemporain, une prose évidente et de l’humour cynique par-ci par là. L’auteure pourrait encore appuyer cette partie de son univers pour provoquer des éclats de rire. C’est une de ses pièces maitresses je pense et en tant que lecteur nous savons que le cynisme bien fait est source de réussite !

Un des personnages créé par l’auteure est une jeune adolescente bornée sur une vision du monde adulte bien tranchée.
Par moment ce discours sur les enfants rois me ramène à des films comme Les enfants de Timpelbach (Nicolas Bary); Les 400 coups (François Truffaut) et on met le doigt sur la capacité (ou non) des enfants à être sain, doux et gentil de fond.

Points forts :
Sans hésiter sa plume. Claire porte un style tranché et identifiable dans sa manière d’écrire.
Les personnages humains, vrais et mordants.
Un thème universel qu’est le temps.
Un bon roman contemporain.

Points faibles :
La possibilité d’être hors concours. Ce qui ne gâche rien à la qualité du texte.
Un peu d’aération (dialogue et bloc de narration, vous savez comment je peux être).

En définitive, vous l’aurez compris, pas grand chose à reprocher à ce texte.

La note de la plateforme :

Un 4/5. Je suis d’accord avec cette histoire. Pourquoi pas un 5/5, simplement parce que je ne vois pas encore le thème pur et dur du concours.
Mais celui-ci peut effectivement se dessiner avec le temps.

L’auteure semble être en accord avec Générations d’Opi-pro également en lice dans ce concours UA.
Même si je ne porte pas ce regard pure et doux sur l’enfant, le récit est bien construit. Il se lit bien.
Il coule (pour ceux qui auront lu vous savez 😏)