Le Cartel du Bitcoin – Simon Saint Vao

Voilà l’une de mes premières mise à jour en UA.
Le concours avance bien et je peux maintenant revenir à mes petites lectures des premiers jours. (La première partie reste la version de mon micro-article)

Résumé de l’auteur :
Paname 2037 – la fin du travail et la technologie blockchain ont engendré la financiarisation de la vie quotidienne en société du spectacle. Mais – l’histoire n’est pas ce qu’elle sera. Une bande de pirates cyberquantiques débarquent pour libérer Emile Goudeau, leur ami emprisonné dans cette bulle spatiotemporelle. L’opération dérape, Goudeau et l’équipage se retrouvent au milieu d’un complot trans-galactique, pour l’accaparation du trésor de Nakamoto.

Honnêtement j’ai absolument rien compris à son résumé.
J’ai du aller faire un tour sur « google est mon ami » pour « blockchain » alors que mon nom y est intégré… (Inculture quand tu nous tiens.)
Ceux qui veulent faire les malins mais qui sont comme moi, tenez.
Blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle.

Après j’ai relu deux fois la phrase (oui oui la première) et là j’ai fait AAAAHHH. Bam sujet intéressant. Vulgarisons le propos pour les personnes comme moi (très intelligentes hein 🤦🏼‍♀️🤷🏼‍♀️) la vie devient une télé-réalité géante sans télé… On a vu mieux comme image parlante mais bon…
Maintenant on part sur de la cyberquantique… (pourquoi ai-je fait des études littéraires/artistique… ).
Etonnamment son résumé il donne envie même quand on comprend pas vraiment le sens de chaque mot.

Bref on ouvre la page et découverte de noms de chapitres étranges et originaux.
Prologue (restons sobre), coin | blanc ; vert ; ORANGE | (Au moins je comprends les mots ici), arête | BLANC ; bleu | …

Quelle épopée cette lecture…
Premier cri de joie de ma part… Une pièce de théâtre !!! (J’étais super contente…)
Ma joie s’est transformée en incompréhension en lisant la suite… (je ne vais pas vous dire quoi cela serait vous troller).

Honnêtement j’ai beaucoup ri. ( de ma bêtise oui parce que l’auteur nous la provoque.) Son ton est sec, cynique et acide… C’est ultra plaisant à lire.
Sa connaissance de milieu informatique et électronique n’est pas un problème même si certains termes de geek/hacker peuvent interroger parfois le lecteur, la fluidité de la lecture n’en est pas affectée.

Prologue original.
Complètement dans le thème du concours pour le coup.
Des chapitres rocambolesque.
On se perd et on y trouve tout de même une histoire à suivre. Les lignes s’enchaînent apportent des anecdotes et des allusions à notre époque contemporaine. Parfois l’Histoire s’en mêle…

L’auteur à une évidente culture et prend plaisir à jouer avec les mots.
Les phrases philosophies côtoient des élucubrations dont le sens nous échappent parfois.

Ce qui est extraordinaire c’est qu’on lit extrêmement facilement ses chapitres tout en ayant eu l’impression de lire quelque chose de conséquent.
L’histoire a bien avancé en seulement 4 chapitres…

L’auteur utilise les boîtes de dialogues sms comme des bulles de BD. (est-ce une erreur de manipulation ou un choix personnel, mystère et boule de gomme.)

Le Cartel du Bitcoin mélange aisément théorie philosophique, scientifique, référence populaire et culturelle diverses (manga, bd, série, jeux vidéos, film…) avec cette pointe d’autodérision et d’humour cynique qui oblige le lecteur a passer un bon moment sans vraiment comprendre comme il est arrivé à la fin de sa lecture avec ce sentiment plaisant.

Mais n’est-ce pas ça la magie de la lecture ? Se laisser porter par un sentiment et arrêter de réfléchir au pourquoi du comment ?
Même si ironiquement l’histoire de Simon Saint Vao tend à ce genre de question…ou peut-être pas qui sait…

Mise A Jour

Cet auteur est exceptionnellement différent dans sa manière de traiter le concours.
Le thème abordé est vif, piquant et bon sang d’actualité.
On glisse sur les lignes en tentant parfois de devenir le mathématicien(ne) hors pair que nous n’avons jamais été.

Mon énormément coup de coeur est pour le personnage de

Que dire des références ? Culturelle ? Populaire ?
Un mélange de pop-culture en passant par des monstres du cinéma tels que Sergio Leone et Clint Eastwood, du cinéma d’animation et d’animé Simpsons, Naruto, Dragon Ball Z, des touches d’art visuel avec des peintres notamment Edvard Munch….

Et une touche de sauce quantique bien distillée avec des personnages ronds, attachants et explicatifs. Noob que je suis, j’arrive à adorer cette histoire haute en couleur.

Les Points Forts:
La franchise sans faille de son écriture.
Les dizaines de références, cinéphiles, geek, pop, arts visuels…
Ses personnages attachants et typiques.
L’originalité de son propos.
M’avoir fait lire un récit abordent des théories quantiques.

Les Points Faibles :
Son style/construction, je pense qu’il y aura des lecteurs qui n’aimeront pas ce mélange de genre fluctuant entre la bande-dessinée, les ultra-références et la partie quantique et le roman central.

La note Fyctia :

Vous le savez déjà, pour moi ce petit bijou est hors de normes actuelles. Cela plus le plaisir que je prends à le lire (les rires qu’il me provoque en nous sortant de nos petites habitudes conformistes) m’obligent à lui donner la note de 5/5.

Note de l’auteur :
Le Rubik’s cube comprend 26 éléments uniques -les titres des chapitres-
(Ma grande interrogation se voit éclaircie – aparté de moi, EmChain- )
Au total : 43 252 003 274 489 856 000 combinaisons possibles.

Mon intention était de délinéariser le récit, en reproduisant l’architecture du rubik’s cube sur la narration.
La face blanche correspond à l’histoire principale : L’opération de libération de Goudeau emprisonné dans la bulle spatiotemporelle « Paname 2037 ».
Les autres faces comprennent des histoires secondaires, l’ensemble forme « un grand récit ».