Vis ma vie – SophieRoland

Vous me connaissez maintenant, je tente de sonder le haut, le milieu et le bas de classement pour offrir une visibilité à tout le monde.
Découvrons une nouvelle histoire :

Résumé :
« Années 2100. Contrôle, privation, résignation. Voilà à quoi se résume la vie d’Alicia lorsqu’elle découvre le journal intime de Cassandra. Années 2000. Liberté, individualité, épanouissement. Emprisonnée dans une société bien trop rigide pour elle, la liberté dont a bénéficié Cassandra ne peut que rendre Alicia envieuse. Elle, elle paie les pots cassés de leurs erreurs pourtant on lui a promis le bonheur. Amour, bonheur, enthousiasme, douleur, peur, tristesse font partie de leur quotidien. 2 régimes complètement différents. 2 vies à l’opposé l’une de l’autre. Parviendront-elles à s’en sortir indemnes ? »

Mes petits, il y a un prologue 🙆‍♀️.

Le prologue ne gâche rien, c’est déjà un bon point.
Seulement 5 chapitres à l’heure actuelle.

Ce début d’histoire est une double narration avec deux époques bien distinctes. Pour la partie 2100, l’auteure utilise une veine dystopique assez présente dans le genre, telles que les trilogies Uglies (de Scott Westerfeld) ou encore celle de Promise (d’Ally Condie).
Une manière d’aborder le futur et les conséquences d’un trop plein de liberté.

Ce qui différencie ici l’auteure, de romans déjà existants, est la partie « ancienne » qui correspond à notre époque actuelle.
Un lien est mis en place avec un journal intime… Hâte d’en savoir plus à ce sujet.

Les premiers chapitres ne sont qu’une mise en bouche du contexte des deux jeunes filles, apportant une certaine opposition entre luxe et bonheur (tout du moins en apparence), et pauvreté et malheur (ici cela apparaît plus comme une dure réalité de notre génération.)

Dans ce genre de récit, il y a un piège.
Etre moralisateur sur notre propre génération sans trouver de « solution » à nos personnages. La suite nous éclairera sur la capacité de l’auteure à relever ce défi.

J’attends de voir comme l’auteure amènera ses personnages dans deux univers diamétralement opposés avec les mêmes problématiques.

Kokoflo – Sauvage Antoine

Cet auteur n’est pas inconnu de la plateforme.
Un deuxième article en cours parlera de son texte sur le dernier concours thriller et de celui sur la new romance.

Résumé :
« L’Homme est une créature conçue pour l’exploration. Que devient-il dès lors qu’il se voit réduit au confinement et à l’isolement? »

Bon.. Ce résumé est exactement à l’image de ce que je ressens après avoir lu les cinq premiers chapitres.
Cette histoire d’isolement n’est pas une atmosphère très légère et vivante.

En tant que lecteur on sent tout de suite le poids de la situation.
D’un côté les natifs et de l’autre les colons.
Une sorte de remixe de l’époque de conquistador dans le futur.

Ce qui est tout de même très original est la manière dont l’auteur renverse la situation.
Les colons sont faibles, perturbés et inférieurs. (Autant numériquement parlant que dans la force brute.)
Les natifs sont belliqueux, tout du moins certains. Ils sont prêt à se battre pour leur vie tranquille.
Ce qui d’ailleurs est assez drôle de constater que la nature humaine reprend vite les « mauvaises » habitudes.

Ce texte se rapporte également à notre actualité.
Migrants, opposants et sympathisants.
L’être humain va-t-il toujours refaire les mêmes erreurs ?
Ne pas accepter. Ne pas s’adapter.

On ne sait pas encore qui créera la difficulté entre les natifs et les nouveaux arrivants, mais j’espère y voir une forme d’espoir dans la fin de cette réunification de deux groupes. Même si cela n’est pas gagné de prime abord.

Stop les récits sur un futur horriblement glauque…

Besoin d’un peu d’optimisme.

En ce qui concerne la forme pure et dure de l’écriture, l’auteur arrive à nous plonger aisément dans son univers. Nombreuses descriptions et personnages pour cinq chapitres. On se croirait entre la série Lost (de Damon Lindelof et J.J. Abrams), et Vendredi et les limbes du Pacifique (Michel Tournier) ou l’adaptation jeunesse, Vendredi et la vie sauvage.

Plus qu’à savoir comment ce thriller du futur évoluera….

Mon sang, ton sang – Little-Lilah

Le titre est accrocheur je trouve. On sent pointer la vengeance…
Peut-être plus que l’amour d’ailleurs mais n’oublions pas que cette dernière puise sa force dans le plus pur et fort des sentiments.

Résumé : (Il raconte de nombreux éléments distiller dans les 8-9 premiers chapitres, alors vous pouvez ne pas le lire 🙆‍♀️).
Après la mort de son frère dans des circonstances étranges, Nora a le coeur brisé. Et elle sait que tout ça n’a rien d’anodin. Ses doutes se confirment quand elle reçoit un colis qu’il lui a fait parvenir avant sa mort, sentant le danger arriver. Elle va alors apprendre des choses sur lui, qu’elle n’avait jamais soupçonnées. D’ici viendra son désir de vengeance. Se jurant de retrouver le coupable elle suit alors ses pas…quitte a risquer sa vie.

Attention, on a un prologue. (Vous savez à quel point j’en suis fan 😔).
Mais celui-ci, en plus d’être très court, est agréable et ne spoil rien qui n’a pas été déjà dit dans le résumé. (On peut respirer).

Bon… Le résumé peut en effet gâcher les premiers temps de lectures.
Faîtes comme moi, lancez-vous dans l’histoire sans le lire !

Pour le moment, cette histoire est plutôt bonne.
Je suis un peu frustrée car je commençais à rentrer dans le rythme que l’auteure met en place quand les fameux blocages sont arrivés.

J’ai une sensation perturbante d’estomac retourné depuis ma lecture. (Cette histoire n’est pas à vomir loin de là.)
Simplement, elle n’est pas « joyeuse ». La narration à la première personne nous entraine dans des émotions de deuil, de déni, de colère et de tristesse qui rendent un peu morose.
Cependant cela prouve que l’auteure arrive à nous transmettre des émotions fortes et réalistes. 👍🏻

Je pense que cette histoire pourrait être facilement addictive.
Le thème change sans pour autant sortir des sentiers battus de la NR.

L’écriture est fluide, simple et agréable.
Dans les premières parties, l’auteure utilise des flash-backs émouvants et légers. On ressent cette brume de nostalgie et c’est beau à lire.

De légères fautes, que je ne considère pas du tout comme gênante.

C’est une belle découverte, qui mériterait d’être bien plus lue.
9 chapitres en ligne pour le moment.