Et Après… La République du Trégor – Paula Alexander

Ma deuxième chronique « Et après… » concerne le livre de Paula Alexander, publié après sa victoire sur la plateforme Fyctia : La République du Trégor.

Contexte de publication :

Le titre de ce roman a connu de nombreuses péripéties.
Après des premiers pas hésitants sur une autre plateforme sous le nom : Chronique d’Isatis, l’auteur l’inscrit sur le concours UA : Destiné(e) avec comme petit nom Trégor.

On se rapproche un peu plus de La République du Trégor, qu’elle donnera à son récit au moment de gagner la première place du concours et de se voir publier aux éditions La condamine (en numérique) et chez Le Lys bleu (version papier).

Une finaliste… Que dis-je une gagnante de concours Fyctia ! Mais alors que vaut cette histoire, réponse dans la suite de la chronique.

Allez, je donne mon avis ! Ah non, soyons méthodique…

Avant cela découvrons ensemble le résumé :
 » Et si Katniss Everdeen avait été une tueuse à la solde de la République ?
Tueuse au compte de la République qui gouverne le Trégor depuis le terrible « Chaos », Isatis a pour mission d’éliminer les opposants au pouvoir, Les Lemmings.
Parmi eux se trouve Alec, la cible numéro un d’Isatis, mais également l’une de ses principales faiblesses.
Alors qu’elle débute une nouvelle mission de la plus haute importance, la tueuse va se retrouver au plus près de ses ennemis. Le mystèrieux Alec pourrait bien en profiter pour bousculer ses certitudes et remettre en question les fondements même de son existence.
Entre deux idéologies et deux hommes que tout oppose, les certitudes et le coeur d’Isatis balancent. Parviendra-t-elle a discerner le vrai du faux et à faire un choix qu’elle ne regrettera pas? »

Avais-je oublié de mentionner que l’auteure a eu l’idée de l’univers du Trégor en refermant les livres de la saga Hunger Games. Passionnée de Science-fiction, l’auteure nous emmène avec elle.

Ici ce résumé omet selon moi une chose, le deuxième homme.
(Oui parce qu’on parle de deux hommes que tout oppose, on dit le nom du petit Alec, mais l’autre plouf noyé dans la masse).
C’est un détail, mais j’aime bien la parité (et j’aime surtout beaucoup le personnage).

Mon avis :
Vous savez ce que je n’aime pas ? Les trames qu’on devine aisément. Celles évidentes et clichées. Et puis il y a les autres… Abouties, étonnantes…surprenantes.
Celles qui bouleversent et qui maltraitent notre petit coeur de lecteur.

La République du Trégor m’a malaxée les sentiments à de nombreuses reprises. Je ne me suis pas identifiée à l’héroïne, j’en suis incapable. Je l’ai incarnée. Ses pas étaient les miens. Jamais ce que je suis arrivera à la cheville d’une telle femme mais qu’importe, pendant mes heures de lecture j’ai pensé comme une guerrière, une femme forte de ses convictions et attentes.

L’intrigue est si plausible et imaginaire à la fois.
Une dystopie qui ne sonne pas comme une redondance de l’échéance climatique qui nous attends. Non. Ici vous avez droit dans les yeux, le fléau de l’humanité. Le poison de cette apocalypse dont tout le monde a peur.
L’être humain.

Avec cette histoire, on se demande d’où l’on tient nos croyances, nos connaissances, nos peurs et nos certitudes.
Avons-nous eu un jour un véritable libre arbitre ?
Notre famille, notre école, notre milieu et notre présent dictent-ils notre vie sans nous laisser le choix de notre futur ?

Voici mes observations très Terre à Terre

Les personnages : Un personnage principal féminin (un seul point de vue tout au long du livre), avec énormément de caractères. Ici, je ne vous parle pas d’une femme avec bagou et crise de nerfs récurrents. Non. L’auteure jauge avec subtilité son personnage. La psychologie est façonnée de son plus jeune âge à sa majorité. Failles, forces, connaissances, peurs… Rien ne passe à travers la plume de l’auteure.

Si je vous parle des personnages, je vous avoue que j’ai un faible sur la manière dont l’auteure parle des groupements militarisés comme une famille. C’est vrai. L’effet de groupe soudé jusqu’à la mort n’a rien de comparable aux liens du sang. Elle l’a très bien compris et pour cela bravo.

Au fil des pages, j’ai vibré et serré les dents. Même si l’auteure a exactement fait ce qu’il faut pour son intrigue, nous nous permettons de rêver qu’une autre solution existe. Dans ces moments-là, quand on ferme le livre et que notre coeur, notre esprit et notre souffle restent happés là-bas, avant ce petit point final, il n’y a rien d’autre à dire.

La propriétaire de ces mots a gagné. Son livre a emporté une lectrice.

Pour une première histoire terminée, je trouve que l’auteure n’a absolument pas à rougir de son roman. Il offre aux lecteurs la possibilité de se questionner sur l’actualité, le climat, la relation homme-femme, la technologie… Rien ne semble superficiel dans ce texte.

Si je dois donner un bémol cela correspond peut-être au dernier chapitre. J’aurai coupé avant… Enfin j’en suis pas sûre. Une partie de moi est contente d’en avoir « appris » plus (pas de spoil no stress) et en même temps, il y a une phrase choc qui fait écho au début du livre qui me plaisait bien comme mot de fin.
Je suis mitigée sur ça.

Pas de suite pour cette histoire.
Tout du moins, je n’en ai pas l’impression.
Pour moi, elle convient sans rien après.

Le Passage Note

Lire c’est un plaisir, ayant un coût.
Je délivre une note amenant le coût et la qualité ensemble :

EBOOK
👍🏻👍🏻👍🏻👍🏻👍🏻
Cette histoire mérite un 5/5.
243 pages, des rebondissements et révélations inattendues, le lecteur tenu en haleine jusqu’à l’avant dernier chapitre, de l’amour… pour un prix de 3,99€.

LIVRE BROCHÉ ( PAPIER)
Pour un prix de 18,80 €
Elle mérite un 4/5.
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Une réflexion sur “Et Après… La République du Trégor – Paula Alexander

  1. Wahou.
    Que dire de plus pour ce superbe avis. J’avoue que les chroniques me font toujours un peu stresser. Et avoir un retour comme ça me motive à continuer à écrire. Merci à toi. 🙂
    Je suis ravie que Isatis, Alec et … le deuxième homme (c’est aussi mon personnage préféré ) t’ai autant plus.
    Pas de suite pour le moment. Je suis partagée entre en faire une ou non, en fait. J’avoue que j’aime bien la fin comme elle est. Même si j’ai encore plein de choses à raconter sur le Trégor.

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