Chapitre 2.

— Dépêchez-vous, hurle Liang. 

Xuamei l’observe tétanisé. Pour un premier jour titulaire ici, il ne s’attendait pas à devoir transporter d’urgence un jeune panda à l’infirmerie. 

— Qu’est-il arrivé ? Vous l’avez déjà mis en contact avec les autres ? Une bagarre ? 

Le vétérinaire du centre débite des paroles et des questions, Liang s’empresse d’y répondre aussi rapidement que possible tandis qu’une assistante arrive pour mettre une couverture sur l’animal. 

— Il est froid, déclare l’homme en blouse blanche. 

Même si les trois hommes présents connaissent sur le bout des doigts les pandas, il est difficile pour eux de savoir exactement ce qui peut bien arriver à leur nouveau pensionnaire. 

— Les français sont encore là ? 

Xuamei sort de sa léthargie pour répondre : 

— Oui. Ils ne partent qu’à 11 heures. Ils doivent prendre leur pot de départ avec les journalistes. 

— Qu’est-ce que tu attends, va la chercher ! hurle le vétérinaire.

Sans attendre, le jeune soigneur sort de la salle du cabinet médical du centre pour se ruer vers le hall des départs. 

Des touristes, tranquilles, lui sourient sans se rendre compte de son teint livide.  

Perdre un panda son premier jour serait un signe. Un mauvais de surcroit. 

Cette arrivée est un petit miracle et l’espoir de fonder un nouveau couple. Il ne peut pas devenir mal d’un coup.  A moins que les européens ont menti. 

Il pense à cette solution quand ses pieds dérapent devant l’immense pergola en bois, où sont réunies les délégations diplomatiques des deux pays de l’échange. Ainsi qu’une poignée de personnels du centre. 

— Zoey Mollier, dit-il à bout de souffle. 

L’intéressée se retourne immédiatement. Son expression aimable se disloque en voyant le teint blafard du soigneur. 

— Timo, panique-t-elle. 


Sans avoir besoin de l’inviter à le suivre, elle s’élance en direction de l’enclos. 

Le jeune est obligé de l’arrêter au bout de quelques mètres pour lui indiquer l’infirmerie sur une pancarte. 

Ses enjambées deviennent encore plus rapides et Xuamei peine à la suivre. 

Elle entre dans le local médical sans frapper. Ses yeux papillonnent de droite à gauche, avant d’apercevoir le corps immobile de son protégé. 

Un cri d’angoisse sort de ses lèvres quand elle s’élance vers lui. 

Personne ne l’arrête et elle s’agenouille pour poser son front contre celui du jeune animal en détresse.

Les yeux de Timo s’ouvrent au contact chaud et familier de Zoey.

7 commentaires

  1. Ce chapitre tant attendu !
    Pour tout te dire, je suis un peu déçue. Pas de ton écriture, car j’adore toujours autant ton histoire, mais de la longueur de ton chapitre !
    Je vais devoir encore attendre *pleure*.
    Mais bon, il faut absolument que je sache si Timo va bien ! Mon petit Timo… J’espère que personne ne lui a (trop) fait de mal, sinon Tatie Lucy arrive en bombe (pas en soirée, mais en bombe. Littéralement) !
    En tout cas, en tant que fan n°1, je lance le #allezemchain! #allezemchain!

    1. Je t’avoue que je vais exploser les records de chapitres avec cette histoire, mais la longueur restera courte pour chaque, visant un public très large, je me dis que les chapitres courts aident à la lecture. MAIS (il y a une bonne nouvelle) je vais considérablement accélérer la publication des chapitres pour offrir des suites rapidement à mes lecteurs.lectrices (surtout pour ma fan n°1.)

      Merci pour ta lecture et tes encouragements. Ce soir, je travaille exclusivement pour Timo. ❤️ (faut soigner le bébé quand même).

  2. Il faudrait que je pense à me préparer une tisane pour calmer ma frustration avant de lire ton prochain chapitre ! Décidément, tu as un don pour suspendre le lecteur pile au moment fatidique :D. Mais c’est une belle suite. Un peu courte mais riche en émotions !
    J’attends la suite avec impatience !

    1. Heureuse de te transporter une nouvelle fois. Effectivement, mes chapitres seront plutôt court, comme je l’expliquais dans mon autre commentaire. Dans mon esprit, cela ne décourage pas les lecteurs moins à l’aise, n’ayant pas beaucoup de temps ou ne souhaitant pas lire beaucoup d’un seul coup. Je vais à la place devoir accélérer la publication des chapitres pour ne pas frustrer les gros lecteurs !

      Hâte d’avoir ton retour sur le prochain !

      1. C’est une bonne compensation ! Les formats courts ne me dérangent pas vraiment mais il semblerait que je me sois un peu trop habituée aux textes un tantinet plus longs… La faute aux romans de 600 pages sans doute 😀 Et puis, comme tu le dis, ça se lit vite donc impossible de décrocher en cours de route !

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